Projet *Magh

Avec la rencontre du Chorégraphe Jean-Marc Matos de la compagnie K-danse dans le cadre du projet Européen METABODY, Une nouvelle co-création pour 2020 va se faire avec Thomas Peyruse : *Magh.

Partenaires :

*Magh est une racine de la langue Indo-européenne. Cette langue, hypothétique, serait une sorte de chaînon manquant des langues parlées actuellement en Europe. Elle a été établi par une étude comparative de plusieurs langues en constatant des points communs, des racines communes. *Magh en est une qui signifie « être capable de », « avoir le pouvoir ». Cette racine aurait donné des mots tels que « may », « dismay », « might », « main » mais aussi « mécanique », « machine », « magie », « mage ».

Ce choc des mots complète l’expérimentation que nous avons fait en décembre au Centre Culturel Bellegarde avec les interprètes Lisa Biscaro Balle, Ambre Cazier, Marie Clain, Mathilde Courcelle, Claire Madern, John Kino et notre mystérieuse « Machine Vivante – Créature Artificelle » de Manon Schnetzler et Thomas Peyruse. Voici deux extraits vidéo de ces recherches.

 

Et les photos faites par Ambre Cazier et John Kino

 

 

L’installation « Machine vivante – Créature Artificelle » devient sur scène une machinerie, mais une machinerie directement interactive, doté d’une écriture, scriptée ou non. Les interprètes composent donc avec cette machine douce, bruyante, odorante, caressante, oppressante, attachante, nouante et pendule. La forme de robot parallèle à câble, de grue delta, triangulaire cellulaire, permet d’abstraire au maximum les formes et propose un imaginaire inédit. C’est cette matière qu’il va falloir explorer, conceptualiser.

Une exploration technique est aussi à faire sur la notion de contrôle du mouvement de la machine en lien avec ce qu’il se passe sur scène. Nous avons exploré l’écriture scriptée où la machine suit une trajectoire précise. Nous avons aussi exploré l’interaction directe en lien géométrique avec le ou les interprètes via un radar de corps (KINECT et à venir ZED cam). Il apparaît une synchronicité étrange des formes dans leurs mouvements. Enfin, nous avons exploré l’écriture pilotée où un pilote, en régie, pilote la machine grâce à un dispositif de réalité augmentée (Leap Motion).

Une expérimentation a été faite sur le pilotage qui est à pousser encore plus loin avec John Kino qui travaille sur l’hypnose ericksonienne comme outil de création. Ici c’est la relation entre le pilote et la machine scénique via l’interface AR qui est à approfondir.

Ses trois modalités sont à explorer et à compléter avec une quatrième modalité de mouvement plus émergente en exploration dans le cadre de contraintes géométriques mais aussi abstraites avec le corps de l’interprète. Les algorithmes d’optimisation seront à l’oeuvre ici.

Une autre piste d’exploration consiste à travailler sur une machine améliorée capable de porter une personne. L’interprète est carrément inclus et dépendant de la machine comme une sorte de trapèze vivant. Comment réaliser une telle machine ? quelles sont les sécurités à y apporter ? quelles relations supplémentaires apparaissent sur scène ? L’occasion ici d’une rencontre avec le milieu des grosses machines et du cirque, en lien avec la danse, la marionnette et la robotique.

Un projet de création assez riche. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez y apporter quelque chose ou si vous souhaitez nous accueillir en résidence. Nous pourrons aussi partager sous de nombreuses formes à trouver ensemble.

Partenaires du projet :

Les références actuelles de ce spectacle sont :

 

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